Vacance locative
La vacance recouvre les périodes sans locataire : entre deux baux, pendant des travaux, ou faute de demande.
Les ordres de grandeur
Les ordres de grandeur ci-dessous sont des repères de marché, pas des statistiques publiées ; ils varient fortement selon la ville et le bien.
- Longue durée en zone tendue : 2 à 4 % de l'année, soit une à deux semaines ;
- longue durée en zone détendue : 8 à 15 %, parfois davantage ;
- courte durée : la notion change de sens - on raisonne en taux d'occupation, typiquement 50 à 75 % selon la saisonnalité et l'emplacement.
Pourquoi elle fausse tous les calculs
Un rendement annoncé sur douze mois de loyer suppose zéro vacance. Sur un bien à 1 200 € mensuels, un mois de vacance retire 1 200 € de recettes - soit plus d'un demi-point de rendement brut sur un bien à 200 000 €.
Les charges, elles, continuent : taxe foncière, copropriété, assurance, et surtout la mensualité de crédit.
Ce qui reste déductible pendant la vacance
Toutes les charges, à condition que le bien reste effectivement proposé à la location. Un logement retiré du marché ou repris pour usage personnel cesse d'ouvrir droit à déduction pour la période concernée.
Ce qu'il faut pouvoir montrer
Une vacance prolongée sans démarche de relocation documentée peut faire requalifier l'intention : l'administration examine alors si le bien était réellement affecté à la location. Conservez les annonces et les échanges avec les candidats.
Le calcul, fait pour vous
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À voir aussi
Rendement locatif
Rapport entre les loyers et le prix de revient d'un bien - un chiffre qui ne veut rien dire tant qu'on n'a pas précisé lequel des trois.
Charges déductibles
Dépenses engagées pour l'activité de location meublée, déductibles du résultat au régime réel et à ce seul régime.
Cotisations sociales (SSI)
Régime social des indépendants, applicable aux loueurs de meublés de courte durée dont les recettes dépassent 23 000 €.
IFI (impôt sur la fortune immobilière)
Impôt annuel sur le patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros, auquel les biens en LMNP sont en principe soumis.